Les dépendances sexuelles (Mark Pertuit)

« Nous vivons dans un monde chargé d’images érotiques et d’expressions de la séduction. Se sentant vides à l’intérieur, beaucoup d’entre nous recherchent la stimulation dans un monde sexué. Vivre pour l’excitation sexuelle ne peut continuer sans que l’on déraille. Après avoir récupéré du choc du déraillement beaucoup découvrent que le plus gros problème est l’esclavage plus connu sous le nom de dépendance sexuelle… »

« L’Éternel délivre les captifs » Ps 146 : 7

Nous vivons dans un monde chargé d’images érotiques et d’expressions de la séduction. Se sentant vides à l’intérieur, beaucoup d’entre nous recherchent la stimulation dans un monde sexué. Vivre pour l’excitation sexuelle ne peut continuer sans que l’on déraille. Après avoir récupéré du choc du déraillement beaucoup découvrent que le plus gros problème est l’esclavage plus connu sous le nom de dépendance sexuelle.

La dépendance sexuelle prend place quand la vie de la personne est dominée par le soulagement sexuel. Au lieu de profiter du don merveilleux de la sexualité dans le contexte approprié. Le dépendant sexuel est mené par ses désirs sexuels et ses comportements qui dépassent largement le but de Dieu pour sa sexualité. Dieu nous a donné des limites. La Bible est explicite à ce sujet, c’est le mariage hétérosexuel. Quand nous avons une sexualité en dehors de ses limites, nous développons des comportements et des pensées type qui paralysent notre volonté. On constate que l’on ne peut plus dire non. Le péché rend esclave la personne qui l’y autorise. La graine de la dépendance sexuelle est plantée quand le cœur devient fertile aux fantasmes sexuels. Alors que cela prend place, la luxure prend la place d’une pensée pour devenir une habitude. Le fantasme sexuel compulsif amènera habituellement à la compulsion sexuelle avec de la pornographie et/ou avec des individus. Ces passions débridées deviennent la priorité dans la vie de la personne. Même s’il pense autrement, les actes cachent le sacrifice de la famille, des amis et du travail en échange d’un soulagement sexuel. Ce sera l’escalade de l’addiction ; alors que les croyances et les standards de la morale seront ignorés et remplacés par la recherche sexuelle. Dans cette phase, la vie de la personne est entièrement sexuée. Il dira : « pour moi, la vie c’est le sexe… »

Les origines

Qu’est-ce qui nous pousse à descendre à un tel niveau de corruption sexuelle ? N’importe qui peut développer des addictions sexuelles, certains y sont plus enclins. Selon Jonh Bradshaw dans son livre « Healing the shame », les dépendants croient que « personne ne les désire ou les aime tels qu’ils sont. Ils se dédaignent… »

La personne dépendante pense que les autres ne peuvent l’aimer et par conséquent elle a besoin de chercher ailleurs (ce qui n’est pas normal à l’occasion de relations saines) sa satisfaction. Il croit alors que son plus grand besoin est la satisfaction sexuelle. Puisqu’ils se sentent indignes et s’attendent à être rejetés, les dépendants sexuels ne font confiance à personne. Le plaisir sexuel peut être donné par les autres, pas les besoins relationnels. En agissant de la sorte, la personne a assez de contacts pour satisfaire ses pulsions sexuelles sans avoir à gérer la question de l’intimité et de l’engagement. Le dépendant sexuel a peur d’être connu des autres. La dépendance sexuelle est une tentative de compenser l’incapacité à entrer en relation et d’y trouver une joie profonde. Par le comportement sexuel compulsif, sans fin, le dépendant cherche à éviter une terrible solitude et une peine qui inévitablement fait surface quand le comportement cesse.

 

La guérison

Comme la dépendance sexuelle implique plus que le comportement, essayer simplement de l’arrêter est insuffisant. Pour le vrai dépendant cela est impossible. Seulement Dieu peut changer le cœur de la personne. La véritable guérison profonde ne coule que d’une source : Jésus Christ. Jésus est le chemin, la vérité, la vie. Il désire combler le cœur solitaire et brisé de la personne sur le chemin que lui apportera une croissance continue. Si nous avons accepté Jésus comme Seigneur et Sauveur il est venu habiter en nous et a promis l’accès à la puissance qui l’a ressuscité des morts. L’apôtre Paul écrivant sur la puissance de Jésus sur la mort nous dit :

« En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection, sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché soit réduit à l’impuissance, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché; car celui qui est mort est libre du péché… Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce. » Romains 6 : 5-7 ; 14

Par la Croix et sa résurrection, Jésus nous libère de notre corps mortel. Ceci s’applique à nos attitudes, à nos habitudes, à nos pensées et aux sentiments que la mort produit en nous. En Jésus nous sommes morts au péché et par conséquent nous vivons pour le Père. La guérison vient de la puissance de Son amour. Nous avons accès à cette puissance par notre obéissance à Jésus et au travers de notre relation avec l’Église qui est son corps. Nous devons nous emparer avec force de Son amour pour nous. Tout d’abord, nous venons pour être en communion avec le corps des croyants, l’Église. Dans une église où est valorisée l’honnêteté individuelle, il nous est donné l’opportunité d’être vrais au sujet de nos luttes auprès de nos frères et sœurs. C’est guérissant de savoir que malgré nos défaillances nous sommes aimés. Ils peuvent prier pour nous pour qu’ensemble nous recevions la purification et la guérison par la puissance du sang de Jésus.

« La nouvelle que nous avons apprise de lui, et que nous vous annonçons, c’est que Dieu est lumière, et qu’il n’y a point en lui de ténèbres. Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons, et nous ne pratiquons pas la vérité. Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché. » (1 jean 1 : 5-7)

Alors connus et aimés comme pécheurs par les membres de l’Église, l’amour de Jésus nous guérit. La solitude, le ressentiment et le vide feront surface alors que nous abandonnerons nos comportements compulsifs. La dépendance, en partie, était une façon d’éviter des sentiments douloureux. Alors que ces sentiments émergent, nous avons besoin de l’aide de nos frères et sœurs. La prière seule avec Dieu est insuffisante puisqu’il utilise sa famille comme ambassadrice de sa grâce.

Il est alors nécessaire d’aller visiter notre histoire familiale, nos origines et la façon dont nous avons appris à entrer en relation. Nous aurons l’opportunité de régler de vieilles blessures et de recevoir la joie de Jésus en lieu et place de la douleur. Avec ceux que le seigneur met sur notre chemin, nous devons essayer d’être en communion et non pas de rechercher nos anciens comportements sexuels. Dans la relation à l’autre, les besoins fondamentaux sont rencontrés. Ainsi, notre attitude malade ou celle des autres fera surface rapidement. On apprend à les nommer telles qu’ils sont et les amener à Jésus. Là nous pourrons écouter les vérités qu’Il nous dit et qui les remplacent. La contrepartie de la dépendance c’est la pollution de notre capacité à simplement être avec le seigneur et de recevoir son amour. C’est pourquoi cette habitude doit être cultivée. Sachant que nous sommes complètement acceptés en Jésus, nous grandissons en réalisant que son amour suffisant nous restaure. Nous développons la capacité à se tenir en silence devant Lui, déversant nos cœurs à Ses pieds et à écouter Sa réponse. Nous découvrons qu’Il parle ; qu’Il a beaucoup de belles choses à nous dire ! A long terme cela change nos cœurs. La dépendance sexuelle est une façon de combler un vide dans le cœur que seul Dieu peut combler. Dieu a placé un vide infini dans nos cœurs que seul l’Infini peut remplir et habiter.

Alors que nous recevons sa vie de diverses façons, nous sommes affermis pour laisser aller et refuser de nouveaux liens emprisonnant. Nous Le recherchons par la grâce, la discipline spirituelle. Par l’abstinence et l’engagement nous ouvrons les portes à son amour porteur de vie. Lorsque la puissance de Dieu apparaît, elle brise les chaînes de la dépendance. En grandissant, nous réalisons que Dieu voulait que nous soyons en communion avec les autres. Le mensonge de la dépendance sexuelle dit que les autres ne sont que de simples objets qui stimulent notre sexualité. En apprenant à aimer les autres intégralement, nous découvrons que la confiance et l’attention sont les réels besoins que nous partageons avec les autres. En Lui, nous mûrissons et nous développons la capacité à exprimer de façon appropriée notre sexualité dans le contexte d’une relation à part entière.

« Fais luire ta face sur ton serviteur, Sauve-moi par ta grâce! » Ps 31 : 16